Sookie

Trouvée au bord d’une route, minuscule et tremblante,
Deux mois à peine, Sookie, silhouette vacillante.
Je t’ai prise contre moi, fragile comme un secret,
Je croyais que pouvoir t’aimer te guérirai.

Je t’ai portée chez ceux qui soignent et qui rassurent,
Payé sans hésiter pour réparer tes blessures.
J’espérais que la vie te laisserait une chance,
Mais elle t’a refusé même la simple existence.

Deux jours d'agonie à lutter contre l’injustice,
À croire que l’amour pourrait vaincre le supplice.
Puis ton souffle s’est arrêté sans lendemain,
Laissant dans ma colère un vide entre mes mains.

Pourquoi toi, si petite, sans défense et sans voix ?
Pourquoi ce monde cruel choisit qui vivra et qui mourra ?
Certains n’ont pas eu ta lumière, et ça me déchire le cœur,
Comme une lame de froid qui traverse ma douleur.

J’ai pleuré ta mort pendant des heures,
Toi qui m’avais offert un bref éclat de bonheur.
Je t’ai enterrée au fond du jardin,
En maudissant la vie, qui t’a brisée en chemin !!

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