Manhattan Street

Il pleut sur Manhattan Street, comme il pleut sur les douleurs tacites.
Des fantasmes sans limites face aux buildings couleurs graphites.
Des silhouettes féminines aux allures d'ombres mutines.
Elles remplissent les trottoirs où les argousins peinent à les voir.

Décadence en tout genre, un labyrinthe comme méandre.
Au fin fond des ruelles, je ne les prendrais pas comme modèles.
Les nymphes de toute beauté exagèrent, elles se perdent comme des éphémères.

Dernier souffle cardiaque et elles disparaissent dans les flaques.

Il pleut sur Manhattan Street, ca ruissèle sur les avenues sans limites.
Elles ne reflètent plus dans les vitrines des boutiques.
Elles sont parties comme elles sont venues.
Comme toujours avec déconvenue, loyales et sans critiques.
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