Bêtes noires

Elle me guette durant les heures creuses, la corneille est une tueuse.
Dans ma poitrine, mes artères tambourinent.

J'entends la dynamique des vaisseaux, la rythmique des oiseaux.
L'attaque est organisée telle l'explosion d'une bombe, je creuse la tombe !

Je me sens comme un mioche défiguré.
Pourritures de l'enfer, elles m'ont jeté à terre !
Elles m'ont picoré les os, arraché la peau !
Elles crevaient la dalle, toutes ces vandales !

Rupture quantique, elles me balancent des pierres volcaniques.
Les stryges rigolent pendant que je dégringole,
Et dans les profondeurs du néant, je suis envahit par les terreurs du vent,
Je sens l'odeur du souffre tout au fond du gouffre !

En pleurs, je me réveille ! Putain de cauchemar !
Il faut que je me lève, il est tard !
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